Marchand de sommeil : les victimes de la rue Marx-Dormoy reçus à la Mairie du 18e arrondissement

Les anciens locataires de l’immeuble du 40-44 rue Marx-Dormoy, ainsi que le Comité Actions Logement et la Fondation Abbé Pierre, ont été reçus ce lundi 12 mars en Mairie du 18e arrondissement. À cette occasion, et en présence d’Eric Lejoindre, Maire du 18e et Sandrine Charnoz, présidente de la Soreqa, Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris, en charge du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence, a annoncé que la Ville se portera désormais partie civile dans les procès opposant les locataires parisiens aux marchands de sommeil.

Le 7 février dernier, la cour d’appel de Paris condamnait à un demi-million d’euros d’amende le propriétaire de l’immeuble situé au 40-44 rue Marx-Dormoy, pour pratiques de marchand de sommeil. Il s’agit de l’une des condamnations les plus lourdes jamais prononcées dans la capitale.

Depuis 2001, la Ville de Paris et son équipe municipale ont initié le plus important plan de résorption de l’habitat indigne en France : plus d’un millier d’immeubles parisiens dégradés ont ainsi été rénovés ou reconstruits en dix-sept ans, notamment avec le concours de la Soreqa.

Lors des premières visites du Service Technique de l’Habitat de la Ville de Paris en 2011 au 40-44 rue Marx-Dormoy, étaient dénombrés 105 occupants dont 35 enfants sur les 52 logements. La Soreqa est devenue propriétaire du 40-44 rue Marx-Dormoy, par voie d’expropriation au cours du mois de mai 2014. La société a piloté le relogement des 21 ménages encore en place. Cédée à Élogie-Siemp, la parcelle du 40-44 rue Marx-Dormoy accueillera 46 logements publics et 2 locaux d’activité fin 2019.

Outre l’action volontariste de la Ville de Paris, la lutte contre l’habitat dégradé passe également par la voie juridique. Pour Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris, en charge du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence, « il n’est plus acceptable que des familles victimes de marchands de sommeil vivent encore dans la peur et l’intimidation et puissent se sentir seules ».

C’est pourquoi, la Ville de Paris se portera désormais partie civile dans les procès opposant les locataires parisiens aux marchands de sommeil.