Créer du logement social en lieu et place de chambres de service indignes : l’ambition de la Ville de Paris

La Ville de Paris a lancé un vaste plan d’actions visant à transformer 1 000 chambres de service en logements sociaux à l’horizon 2020. Pour mener à bien cette mission, la Soreqa est un acteur indispensable.

Selon une étude statistique de l’APUR (l’Atelier parisien d’urbanisme), la capitale compte quelque 113 000 chambres de service, dont 80 % sont situées dans l’ouest. Plus de la moitié de ces logements font moins de 9 m2, ce qui interdit en théorie leur mise en location. Pour autant, 34 % de ces chambres sont déclarées occupées. Mais ce chiffre ne tient pas compte des occupations occasionnelles ou non déclarées.

Une seconde étude, pré-opérationnelle cette fois, a été menée par la Soreqa sur 7 adresses parisiennes. Celle-ci a révélé que la moitié des logements visités nécessitent des travaux et a confirmé la présence de situations inadmissibles au 21e siècle, d’habitat indigne. La plupart des occupants, des travailleurs pauvres ou retraités, payent des loyers très élevés (en moyenne 35 € le m2, pouvant aller jusqu’à 88 €).

 

Le plan d’actions annoncé par la Ville de Paris repose sur 3 piliers :

– Informer les locataires sur leurs droits. Une campagne de porte-à-porte sera lancée début 2017, 25 jeunes en service civique seront recrutés pour exécuter cette mission.

– Inciter les propriétaires à faire des travaux. Cela passera par un aménagement du dispositif déjà en place, « Multiloc’ », qui subventionne une part des travaux nécessaires. En contrepartie, les propriétaires seront amenés à louer leurs biens à un prix modéré.

-Transformer 200 chambres indignes par le biais d’acquisitions publiques. Cette mission, confiée à la Soreqa, fera l’objet d’un traité de concession d’aménagement soumis au vote du Conseil de Paris le 7 novembre prochain. La participation de la Ville à cette concession devrait atteindre 10 millions d’euros.